Un message pour Comtesse.

Un message pour Comtesse.

# Posté le jeudi 14 décembre 2006 11:19

White rabbit.

White rabbit.
Si vous voulez vraiment rêver, réveillez-vous...
[
Daniel Pennac ]
Extrait de Au bonheur des ogres



Those letters that I won't send,

C
ertain, les ont déjà reçues, personellement, ces lettres que je n'enverrais pas, personnelles, didactiques, exutoires, trempli vers le passif, vers l'oubli ou la conscience, ces mots jetés sur du papier, hargneusement ou en contemplant le soleil qui se lêve. Elles s'effilochent à mesure que ma personnalité s'effrite, elles perdent de leur consistance, un peu comme ces articles. Rien à voir avec la prépa, ou peut être le manque de temps. Je ne suis plus enceinte de rien.

J'ai perdu la notion du temps, je me lève et me couche avant et aps le soleil. Les grains de sables roulent autour de moi, s'accumulent à mes pieds à des rythmes divergents. Je pourrais encore toucher du doigts certaines conversations datant d'il y a plus de six mois et je n'arrive pas à rattraper celle de cet après-midi. C'est comme si vous marchiez dans une rue à contre-courant, vous cherchez, hagart, quelqu'un dans une foule, sans savoir à quoi il ressemble mais persuadé que vous allez le reconnaitre. Les gens autour de vous, glissent sans vous toucher, se transformant à vue d'oeil sans que vous puissiez y faire quoi que ce soit.

J
e n'ai jamais quitté le lycée dans mon esprit. J'attend, sans savoir quoi, que quelque chose se passe. Je suis comme quelqu'un devant un dossier persuadé qu'il y manque une feuille pour pouvoir le refermer, mais pas moyen de voir laquelle. Je vis en marge, prenant la place que l'on m'accorde, sans implication et sans envie. A droite, à gauche, pas de liens, des conversations, on rére des schémas déjà connus. Et quand on les analyse on se rend compte que la seule personne que l'on trompe c'est son ennui.

Oui, je m'ennuie. Je me demande parfois si je n'ai jamais cessé de m'ennuyer. Parfois, quand je peint, quand jcris, comme ce soir, avec envie, et pas par devoir, quand je lis, quand j'aime. Beaucoup de choses ont perdu de leur saveur, je suis comme ces grand-pères nostalgiques qui n'arrivent pas à s'adapter, je fais semblant, mais au fond, je regrette l'ancien, idéalisé. Je ne suis pas sure que la franchise soit le moteur d'une relation saine, et je suis sure que l'ialisation ne l'est pas.

Ma vie est javelisée. Tout y est propre et anesthésié, le moi que j'habite est un hopital pour convalescent. Je n'en trouve pas la sortie et je ne sais pas comment j'y suis entrée. Un labyrinthe aux murs à milles autres pareils. A tourner en rond on finit par se connaitre, je préfère tourner à droite que tourner à gauche, j'aime regarder mon ombre et mes chaussures ma fascinent.

Vot
re Illy médiévale
Photo
: In good company by cesalv depuis DeviantArt

On n'est jamais si heureux que quand on a trouvé le moyen de se perdre.
[ Amélie Nothomb ]
Extrait de Journal d'hirondelle

# Posté le mardi 12 décembre 2006 14:26

Promise me


La connaissance de la vie est comme le sable : elle
ne salit pas.
[ Elsa Triolet ]
Extrait de Luna-Park


Il était tard et le néant du jour ne tarderait pas à pointer. Quand les premiers rayons de soleil embrassent tout à fait l'horizon la nuit se tait et la magie de l'a peu près se perd. Ils embrasent tout et plus rien n'est viable, tout est fixé et immuable. Les possibles ont beau se cacher dans l'ombre quand Il nous surplombe il n'y a plus rien à faire, on se terre et on se meurt, on adhère ou l'on se brise le coeur.

Il était tard et les derniers espoirs allaient immanquablement disparaitre. Je la verrais s'évanouir lentement par dessus les toits et se retirer. Comme une marée qui ne devrait plus paraitre, comme une vérité que l'on ne peut pas ommettre. Les trainées couleur d'aurore traceraient dans le ciel vespéral, automnal et presque monacal des nuées d'ombres protectrices. Elle couvrirait une dernière fois le mensonge, dissimulerait encore une fois les faux-semblants.

Il était tard et elle al
lait tirer sa révérence. Elle avait déjà trop donné, givre sur le sable brulant, rétablissant les mirages. Je l'avais aimé, je conserverai d'elle son image. Feu follet ou elfe bondissant, glace ou brume evanescente je ne connaitrais pas son nom. Puisse-t-elle être connue de Dieu. Je l'appercevrai bientot au-délà des cheminées, déjà la Lune paraissait plus lointaine, sa lumière s'effaçant progressivement devant celle qui auréolait le disque terrestre.

Il éta
it tard et je l'attendais, pour un ultime adieu silencieux. Sous la pluie, sous le vent, qu'il fasse froid ou brûlant. Azalée ou dalhia, je ne savais pas qu'elle était sa fleur préférée, de toute façon elle n'aurait pas aimé de les voir coupées. Les dernières bribes de nuit lentement se deletaient, son image se diluait avec le fond du ciel. Absorbée par le néant de la lumière sans conscience. Ici, ailleurs, demain.


Si tu te sers de la liberté en échange d'autre chose, comme l'oiseau, elle s'envolera.
[ Gao Xingjian ]
Extrait du discours de Réception du Prix Nobel - Décembre 2000


Je suis née demain, combien de sombre crétins m'appeleront à minuit en oubliant que je suis en prépa et que dormir est l
e ve d'une nuit, sinon d'une vie?

Votre Illy fantasmagorique.
Photo: And about cigarettes by vuda from DeviantArt
Promise me

# Posté le lundi 04 décembre 2006 16:17

Je plussoie

La vie devrait être une tragédie antique, pas parce qu'ils meurent tous à la fin de la pièce, nous mourrons tous un jour, mais parce que c'est un condensé. L'ordinaire vie des gens normaux est atrocement fade, il faudrait, pour avoir une conversation interessante avec eux, garder leurs traits d'esprit durant une semaine entière. Il n'y a rien de plus détestable dans une civilisation que sa classe moyenne, elle n'est au courant de rien, même pas de sa propre médiocrité. Il faut les avoir vu s'extasier devant une retransmission de cirque ou de cabaret pour être convaincu des bienfaits d'une éducation soignée.

O
ui, la prépa aura finis de me convaincre à l'eugénisme. On ne devrait pas laisser les enfants aux mains de n'importe qui. Faites des génies! Trouvez des gènes miracles! Grace! Je me moque de leur couleur ou de leur confession, de leurs objectifs ou de leur renoncement, mais faites des gens avec qui l'on peut disserter. Je veux qu'ils piquent ou qu'ils appaisent, qu'ils aiment ou qu'ils haissent, qu'ils chérissent et qu'ils execrent. Mais je veux qu'ils tranchent.

L'extraordinaire n'est qu
'un masque sur un homme. Même lui n'est qu'humain, avec ses émotions et ses faux-semblants. Le messie promis a fuit, he vanished, de la fumée devant un écran, voila ce qu'il était. Il était peut être sympathique mais au final il était aussi creux que le reste, un beau son de cloche en plus.

Heureusement, l'e
spoir est comme demain, il ne meurt jamis.

Photo: is Karasi by shagagraf from DeviantArt
Je plussoie

# Posté le lundi 20 novembre 2006 11:22

Automn in a town?

Automn in a town?
Le RP c'est mieux que le blog, définitivement.
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# Posté le samedi 18 novembre 2006 16:23

Modifié le samedi 26 mai 2007 16:25