Seasons in a town

Seasons in a town
Il suffit d'ouvrir les yeux pour tomber sur des choses insolites. Il suffit de tender la main pour rencontrer des gens merveilleux. Il suffit d'ouvrir son esprit pour accepter les vérités.

Tenez le vous pour dit.

# Posté le samedi 11 novembre 2006 18:05

XxX - Judgement - XxX

XxX - Judgement - XxX
.




Je me décompose lentement, au rythme des syllabes, au rythme des joues que je mord lentement. L'honnêtedemande du courage plus que ne peuvent le supposer les gens. Ils sont trop habitués aux compromis, la vérité n'en supporte, il faut l'effeuiller lentement pour la mettre à nu. Elle sebat, elle veut se protéger du froid. Le gel. A votre avis à quelle température le marbre éclate-t-il?

Je regresse lentement, à un statut infâme auquel je n'aspirais pas. Je vais peut être même finir par savoir écrire tant correctement. Je n'aurais été bonne à rien dans cette affaire. J'ai peut être toujours préféré le statut de victime à celui de bourreau, j'ai toujours pensé avoir la conscience trop développée. Something's gone, something's wrong with me. Baby I'll never be very good anything.

Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige
To
n souvenir en moi luit comme un ostensoir.
Baudelaire



Photo: right away by vovkas from DeviantArt

# Posté le mardi 07 novembre 2006 16:15

XXX - judgement

XXX - judgement
Les plus jolies choses du monde ne sont que des ombres.
[ Charles Dickens ]


Les
mains dans les poches, je trainais mes pieds dans la grande rue à coté de chez moi, by night. Mon ombre s'agrandissait et se rappetissait au gré des lampadaires qui se succédaient, la Lune surplombait les maisons, sucette phosphorescente sans baton. Un chat qui traverse devant moi, qui m'apperçoit qui s'arrète, qui s'enfuit. Une chauve-souris, en pleine banlieue de Paris, on peut l'observer quand elle étend ses ailes dans le halo lumineux d'un lampadophore citadin, son mouvement parait haché, saccadé.

Il fait froid soudainement, le givre a commencé à recouvrir les pelouses proprettes des gens bien dans leur vie, bien dans leur peau, bien dans leur gazon. J'aime le givre, ça évite que mon jardin se transforme en terrain vague sous l'impulsion de Loki. L'Hiver vient. Sur son grand cheval blanc, on va pouvoir se frotter à n'importe qui sous prétexte qu'il fait froid, quel bonheur. Les gens vont pouvoir non-assumer leurs actes.

I don't believe in modern hope - I don't believe in modern love.
Les paillettes et le strass, les belles prépas et les beaux lycées. Les colloc et les ruptures prolongées. J'aime mon écran qui ne m'éclaire pas la nuit, qui nuit gravement à mon acuité visuelle. Je finirai seule avec lui, ou pas. J'ai eu des nouvelles du monde exterieur, c'est extraordinaire, bientot il faudra brancher CNN pour pouvoir avoir les dernières info sur les gens de votre ex-lycée adoré.

Les prétextes, j'ai commencé à en faire une liste, je les répertorie, pour pouvoir les ressorir, parfois on m'en donne un bon. Les meilleurs sont ceux qui sont crédibles mais hautement improbables, on ne peut pas les réfuter mais votre interlocuteur à compris le fond de votre pensée. NON Si vous en avez, ne vous génez pas, faites tourner. Ça peut toujours servir, une invitation détestable, un ennui profond, un ds à éviter, partagez, le collectivisme est fait pour ça!

Votre Illy qui vous manque affreusement.
photo: plationium leaf by saligia from DeviantArt


La route de l'excès mène au palais de la sagesse.
[ William Blake ]
Extrait de Le mariage du Ciel et de l'Enfer

# Posté le samedi 04 novembre 2006 07:49

Modifié le dimanche 05 novembre 2006 07:11

Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme. [Marcel Proust] Extrait des Chroniques

Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme. [Marcel Proust] Extrait des Chroniques
La donne a été faussée. Les vacances n'en sont plus. Un hâvre passé, aussi surement que l'été se fâne et se recroqueville sur les feuilles des arbres. Spermaphytes angiospermes. Une aiguille de pierre entourée d'eau, battue par les vagues. De lcume sur les lèvres, la frénésie du stylo. La prépa, tout simplement. La beauté dans la persévérence. L'harmonie du 0 devant chacune de vos notes. Ou presque; l'enfer, c'est pour les autres.

Eto
nnant comme les gens changent en entrant en prépa. Ceux qui sortaient le soir ne sortent plus, attachés par la chaîne morale de leur futur réussite à leurs devoir maisons. Ceux qui faisaient fi des convenances et de la popularité revêtent un constume Kenzo et s'en vont écumer les rallyes. Et ceux qui sont partis, ceux qui, le croyait-on naivement, allaient nous manquer. Que nenni. On est bien mieux sans eux.

Il y a
aussi ceux qui ne changent pas. Qui vous appellent à 10h30 de leur prépa parce qu'ils n'ont pas accès à msn d'où ils sont. Avec qui vous conversez menu frétin et ridicules potins en ricanant comme une vieille sorcière. Ceux qui continuent de changer la couleur de leur blog et de vous appeler Contesse. Ceux qui s'incrustent chez vous sans vous demander votre avis. Après tout, c'est eux qui comptent.

Il y
a l'Autre aussi. Mais celui-là ne vous regarde pas.

Et puis il y a lui: mon pc. Celui qui m'avait laché une semaine et qui est revenu , fringuant comme un cavalier de course. Même si je n'ai pas encore téléchargé msn. Cela viendra, chaque chose en son temps. Doucement n'est ce pas? Je ne vous oublie pas, ne vous inquiétez pas.

Votre Illy numérique.
Photo:
Thirteenth Step by cangazialem from DeviantArt, as usual

# Posté le samedi 28 octobre 2006 11:17

░ 96 is 69 disguised ▒

On m'a donné la réponse à ma question

C'est garder sa lampe Ikéa verte au milieu de son salon rouge.
Ode à Marquis

Mieux vaut-il avoir des remords ou des regrets?

# Posté le vendredi 13 octobre 2006 14:23

Modifié le samedi 14 octobre 2006 12:41