La donne a été faussée. Les vacances n'en sont plus. Un hâvre passé, aussi surement que l'été se fâne et se recroqueville sur les feuilles des arbres. Spermaphytes angiospermes. Une aiguille de pierre entourée d'eau, battue par les vagues. De l'écume sur les lèvres, la frénésie du stylo. La prépa, tout simplement. La beauté dans la persévérence. L'harmonie du 0 devant chacune de vos notes. Ou presque; l'enfer, c'est pour les autres.
Etonnant comme les gens changent en entrant en prépa. Ceux qui sortaient le soir ne sortent plus, attachés par la chaîne morale de leur futur réussite à leurs devoir maisons. Ceux qui faisaient fi des convenances et de la popularité revêtent un constume Kenzo et s'en vont écumer les rallyes. Et ceux qui sont partis, ceux qui, le croyait-on naivement, allaient nous manquer. Que nenni. On est bien mieux sans eux.
Il y a aussi ceux qui ne changent pas. Qui vous appellent à 10h30 de leur prépa parce qu'ils n'ont pas accès à msn d'où ils sont. Avec qui vous conversez menu frétin et ridicules potins en ricanant comme une vieille sorcière. Ceux qui continuent de changer la couleur de leur blog et de vous appeler Contesse. Ceux qui s'incrustent chez vous sans vous demander votre avis. Après tout, c'est eux qui comptent.
Il y a l'Autre aussi. Mais celui-là ne vous regarde pas.
Et puis il y a lui: mon pc. Celui qui m'avait laché une semaine et qui est revenu , fringuant comme un cavalier de course. Même si je n'ai pas encore téléchargé msn. Cela viendra, chaque chose en son temps. Doucement n'est ce pas? Je ne vous oublie pas, ne vous inquiétez pas.
Votre Illy numérique.
Photo: Thirteenth Step by cangazialem from DeviantArt, as usual