Lune, quel esprit sombre, ballade dans l'ombre, ta face et ton profil

Lune, quel esprit sombre, ballade dans l'ombre, ta face et ton profil
Ils ont introduit les clans à Bitefight. Hormis cela, rien a changé. Encore quelques gens que je connaissais, la COT a disparu, Stealth avec elle. Des anarchistes il ne reste rien. Non, je ne connais plus grand monde. Et on réalise combien on a changé. En quelques semaines, en quelques mois, et en quelques années. Je n'y jouerai plus. Trop simple de s'y faire un nom. Sans interet, comme les joueurs d'ailleurs.

La prépa ne fait pas vaciller, mensonge que cela. Elle prend du temps, c'est vrai. Mais rien d'irmédiable. Les gens n'y sont pas mieux qu'au lycée, ni pire non plus. Un couloir dans la plus droite ligne. Pourtant si les gens ne diffèrent en rien à ceux que je connaissais, ils ne sont pas ceux que j'aurais pu rencontrer en les voyant avant les vacances. Une négation infernale de la dialectique d'Hegel en quelque sorte.

Des fiches, ces élèves ne sont que des fiches. On les trie, on regarde les profils, et on selectionne celui qui nous parait le plus proche du notre. Celui qui nous apportera le plus. J'en ai voulu des sains. Lassée de me faire du mal pour rien. Des gens ayant une vie dans l'écran, des rolistes, des amants. Stables et sans prétention. Ne pas décrocher la Lune. J'ai vu trop de gens y briser des échelles et s'y rompre le cou.

Thèse
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Antithèse


Votre Illy, à ceux qui suivent encore.
Photo: Quiet Things by fatal tragedy from DeviantArt

# Posted on Monday, 09 October 2006 at 12:50 PM

C'était, dans la nuit brune, Sur le clocher jaunit, la Lune comme un point sur un i.

C'était, dans la nuit brune, Sur le clocher jaunit, la Lune comme un point sur un i.
Juste un souvenir amer au bout des lèvres. Un baiser au gout de cendre, dans l'air des promesses durement arrachées. Quand l'amour se fâne, que les étreintes s'effritent et que les sourires se flétrissent, nous quémanderons un adieu. Juste un orgue solennel s'il vous plait, que l'on la laisse reposer en paix. Un figuier au pied de son lit, assuremment, mais un figuier de barbarie.

D
iaphane, tendre mais froid. Un garçon d'ange au regard vide, quel émoi. Beauté marmoréenne intransigeante à l'allure pénétrante. Epée de glace sans vie, il resserre ses doigts ensanglantés sur la fleur à la couleur palie et murmure avec langueur inlassablement. Benissez-le il a vécu, admirez-le il est vaincu.

Votr
e, aimée, Illy Von Automn,
Photo:red_means_by_evil1903 from DeviantArt

Ce sont les épines qui font la rose.

# Posted on Friday, 06 October 2006 at 10:56 AM

Es- tu je t'en soupçonne le vieux cadran de fer qui sonne l'heure aux damnés de l'enfer?

Le silence est éloquent.

J'arrète pas, je me donne juste le droit de mettre en pause et d'opérer un changement radical.

# Posted on Monday, 02 October 2006 at 4:10 PM

Dont les notes martiales murmurait au silence [Ode à Marquis]

Dont les notes martiales murmurait au silence [Ode à Marquis]
J'en suis venue à me demander pourquoi je vous donnais tout ça. Sans rien attendre en retour, sans rien connaitre de vous. Masochisme syntaxique assurement. Je torture la plume et la plie en quatre pour vous, j'harmonise des fleurs en plastique pour leur donner la vivacité du réel, je me meurs à vos cotés.

J'o
ffre aux regards les secrets sacro-saints pour les dévitaliser lentement. Comme des chiens face à un os vous en videz la moelle, c'était le but. Exorciser la pureté et la crasse. N'obtenir plus qu'un gris infame, s'étalant dans sa parfaite homogénéitée. Ecrire n'est rien, seule l'âme compte. Point celle que vous avez. Les lignes ne sont qu'un masque, on croit deviner des formes, et on ne frôle que du vide.

N
e rien recevoir que l'absolution par le vide interieur, quand tout a écouché sur papier. Faire l'amour au verbe. Jusqu'à ce qu'il n'ai plus aucun sens. Violer les métaphores, pour qu'elles se brisent. Le bon vouloir. Choquer encore un peu plus. Toujours plus loin, plus fort. En mourir, ne plus rien avoir à dire. Non, le pantin aura épui ses auteurs. les cordes m'ont scié les poignets.

A
mi lecteur, j'ai donné tout ce que je possedais. Je ne regrette rien, je vous ai livré sur un écran une vie. Et aujourd'hui, j'en suis arrivée à me demander. Pourquoi continurai-je à vous donner tout ça?

Illy Von Automn, maybe the last
Photo: reprimi per favore by introvertevent from DeviantArt

# Posted on Tuesday, 26 September 2006 at 11:20 AM